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Une solution pour les Tyèrékas [2/2] - [OphtalMission]
          























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Une solution pour les Tyèrékas [2/2]
Le recours aux soins médicaux

par Kabiné Kaba
11 octobre 2007



Pourquoi cette hargne de la nature contre Tyérè ?
Kéoulen et les siens sont partis laissant derrière eux un cours d’eau dont seule la pleine saison hivernale amoindrissait les mugissements.
Les migrants firent de ce village un no man’s land.

Les populations étaient désormais livrées aux caprices de la nature, leur boussole, ces oiseaux fétiches, appartenant, depuis, à un passé très lointain.
Il fut question, sur le conseil des sages, de passer en revue la vie intime du village pour saisir d’autres raisons jusque-là inavouées et susceptibles d’expliquer cet état de fait. Ils étaient persuadés qu’au bout de cet exercice bien mené et suivi de mesures correctrices, comme ce fut toujours le cas face aux évènements hors du commun, que Tyérè recouvrerait sa vie d’antan.
La population se subdivisa en différents groupes : femmes, hommes et enfants. Il fut convenu que les jeunes filles intégrassent le rang de leurs mères et que les garçons fassent cavaliers seuls, constituant leur propre groupe. Ainsi le village fut scindé en trois entités bien distinctes.
Au sein des différentes entités, chaque élément devait, avec la plus grande fidélité et la plus grande franchise s’ouvrir aux autres, communier et réaliser l’outrage fait à la nature. Il s’agissait d’un franc jeu et personne ne devait badiner avec.

Les enfants n’eurent rien à se reprocher et la vertu vint aux femmes

Sous le regard vigilant d’Amo, leur Sèrè Kounti, le groupe des enfants se retrouva sur les berges du sablonneux Dion, de ce Dion actuellement sans aucun attrait, de ce Dion que même les poissons avaient fui. En dépit de cet âge où tout est permis, où l’on excelle dans l’entêtement et dans la bêtise et où on est encore sans aucun idéal, il fallait se remémorer le moindre évènement vécu pour l’évoquer publiquement.

(JPEG)
Le Dion
(source WHO/TDR/Baldry ID : 9103044)

A l’analyse des activités menées par les uns et les autres, ces enfants ne trouvèrent rien à se reprocher. Depuis l’arrivée des oiseaux à Tyérè, leur réaction épidermique contre la gente aviaire s’était aussitôt estompée. Le respect pour les parents, les vieilles personnes, l’honnêteté dans la surveillance des champs étaient plus que de mise. En dépit de cette retenue, de leur mobilisation inconditionnelle pour faire face à toutes les exigences du village, ils ne comprenaient pas pourquoi certains d’entre eux présentaient ces redoutables signes qui depuis un certain temps immobilisaient beaucoup de Tyérèkas dans les concessions. Ils ne comprenaient donc vraiment pas pourquoi la plupart d’entre eux ne parvenaient plus à se rendre dans les champs, les laissant à la merci des colibris et des moineaux.

Dans le groupe des femmes, l’idée de mettre sur pied une délégation représentative fit son bonhomme de chemin. Il s’agissait de désigner celles qui étaient censées être les plus vertueuses. Il leur serait revenu, au nom de l’ensemble, de s’adresser au Très Haut.
Cette idée fut vite rejetée parce qu’à même de semer une certaine zizanie dans les foyers. Les adversaires de cette démarche soutenaient que si le village recelait autant de vertueuses, pourquoi Dieu aurait-il accepté d’infliger ce terrible sort à la population ? Elles évoquèrent que ce genre de vertu n’existe que du côté des canards. Il semble que le prototype de la fidélité serait, dans ce monde ici-bas, l’apanage des seuls canards.
Il semble que ces palmipèdes n’ont accès à l’amour sous sa forme charnelle qu’à leur hyménée et que leur premier accouplement détermine leur choix pour la vie. Pendant toute leur existence il n’y aurait pas l’ombre d’infidélité.
Ce respect strict et sans retour de la parole donnée traduit dans l’acte fait que toute agression, consciente ou non, contre un canard est inéluctablement réprimée par le Seigneur. Voilà pourquoi, sur la voie publique, partout cette gente est traitée avec le plus grand respect. Les conducteurs en sont si conscients qu’ils les évitent à quel que soit le prix que cela puisse leur coûter.
Alors les femmes convinrent de se purifier toutes en un même point, selon un rituel bien établi. Comme à la genèse, dans cette nudité totale elles se montrèrent à Dieu comme Il les a créées. Elles effectuèrent sept fois le tour du village pour venir se recueillir au point de départ, sur les berges de ce Dion. Au terminus de leur parcours, elles tendirent les mains vers le ciel pour implorer encore sa grâce.
La fréquentation de leur itinéraire n’avait été interdite à personne. Personne aussi ne s’y hasarda. Toutes les portes restèrent barricadées pendant la période que dura cette procession. Le cours normal de la vie ne reprit au village qu’à leur retour dans leurs foyers respectifs.
Il est admis que le ciel est très sensible à une telle approche. Les Tyérèkas étaient convaincus que les prières qui résulteraient de cette pratique viendraient infailliblement à bout des situations les plus critiques. Aux dires des anciens, cette démarche des femmes constitue l’ultime recours sur la voie du repentir. Elle aurait régulièrement fait déferler du ciel d’incessantes larmes pour combler de terribles déficits pluviométriques.

Quant aux hommes, ils condamnèrent l’attitude de Kolobali qui, par orgueil, se serait, dans un passé très récent, évertué à peindre sa concession avec de la farine de riz. Le côté dramatique de son attitude était qu’au même moment à Banankoni les populations mouraient de faim. Cela ne pouvait guère plaire au Seigneur. Les mesures prises contre lui n’étaient nullement à la dimension de son égarement. Cette timide réaction du village, aux dires de certains d’entre eux, le rendit complice de l’attitude de Kolobali.

Les jours succédèrent aux jours, les années aux années. Il ne fut enregistré aucun amendement. Rien de tout cela n’ébranla Dame Nature. Les Tyérèkas comprirent vite que leurs prières ne furent guère tombées dans les bonnes oreilles de Celui-là qui décide tout et qui maîtrise tout.
Naguère, durant toute la période des cultures on ne trouvait au village que les vieilles personnes, ces gens au crépuscule de leur vie. Ironie du sort, voilà maintenant que plus aucune case, plus aucune concession, n’échappait à ce mal. Seule une petite poignée d’individus continuaient encore à fréquenter les champs. Leurs efforts ne parvenaient plus à supporter le poids du reste de la population. On assista progressivement et méthodiquement à l’installation de la famine dans ce village, naguère paradis sur terre.
On ne se cognait plus dans les seules mosquées. Les personnes qui se trouvaient sous l’emprise de ce mal n’osaient plus sortir des concessions sans un guide. Il n’était pas rare de rencontrer deux ou trois personnes utilisant les services d’un seul guide. On allait véritablement de Charybde en Scylla. C’est en ce moment que Fakadissa émit l’idée de chercher des médicaments à même de guérir cette maladie.

Monsieur Malfait : le recours au savoir

Le recours au docteur de la ville fut vite écarté. Le village était très loin de Kanakana. Aucun véhicule n’avait encore foulé ses tortueux sentiers. Le docteur de Kanakana ne voudra vraiment pas venir en ce lieu où, ni d’Eve ni d’Adam, il ne connaissait personne. Les Tyérèkas, avec toute leur bonne volonté, n’étaient plus capables de faire face aux exigences d’un tel déplacement. Ils regrettèrent le fait qu’il n’y ait jamais eu d’école dans leur village et qu’aucun de leurs enfants n’ait encore fait des études dans ces écoles des blancs. La seule école qui existait à Dourendji localité située à environ 20 km de Tyérè, vit ses portes fermées par la faute de monsieur Zakaria, le maître d’école, dont le sobriquet « Monsieur Mal Fait » contribua à faire planer l’obscurantisme et l’analphabétisme sur toute cette contrée. Cet homme, taxé de très austère, fut aussi le seul à avoir défié la légendaire inaccessibilité de Dourendji.
Il terrorisait ses élèves, frappait, flagellait sans cesse ces petits corps et les faisait même agenouiller sur le sable fin. Il n’y avait pas de regroupement au village où on ne parlait pas de lui. Ce qui révoltait les parents et que personne n’osait clamer haut était que les enfants étaient beaucoup plus préoccupés par l’entretien de son champ que par la conquête du savoir. On n’expliquait son irascibilité par le fait qu’il ne fut, à aucun moment de sa vie, ni époux ni père.
Un matin du mois de février, par un rude temps d’harmattan, l’enseignement du calcul tant redouté de tous les élèves, battait son plein. Le maître avait revêtu ce jour une tenue qui a toujours auguré des journées sans pitié. Dans la salle de classe régnait un silence de cimetière. On entendait que les seuls bourdonnements des abeilles et des mouches regroupées dehors autour des tas d’immondices composés essentiellement de mangues pourries. Les élèves étaient toute oreilles et attendaient impatiemment que sonne la cloche annonciatrice de la récréation.
C’est en ce moment que se produisit un évènement que les populations de cette contrée regrettèrent toute leur vie.
Au milieu de cette salle de classe exiguë où se tenait le maître brandissant son fouet, se fit entendre une détonation. Tout ce petit monde porta aussitôt le regard dans la même direction, celle d’où venait infailliblement le bruit. A l’intersection de ces timides regards dénonciateurs, se trouvait, planté comme un piquet, le maître. Oui, cet homme venait de peter. Monsieur Zakaria, le maître d’école, venait d’éliminer bruyamment des gaz.
Comme s’il voulait implorer la complicité de ses seuls élèves, comme s’il voulait supplier ces frêles victimes de son éternelle rage, de tenir top secret ce qui venait de se passer, dans un sursaut de conscience, il psalmodia « Mal fait ».
Cette expression du maître franchît aussitôt les murs exigus de cette coutumière salle de classe. Elle s’en alla loin, très loin des limites du village. Monsieur Zakaria, en ce jour fatidique, venait de procéder à son autre baptême, celui auquel ni sa mère ni son père n’avaient pensé. « Mal fait » circula sur toutes les lèvres même sur celles des populations des lointains villages qui n’avaient accès au contenu de leurs correspondances que par ses seuls soins. Dans cette contrée, personne d’autre que lui n’avait accès aux caprices de l’écriture.
De toutes ses forces il se déploya à interdire ce nom. C’était méconnaître la ténacité des enfants. Comme les habitudes ont la vie dure « monsieur Malfait », au risque de perdre la tête, abandonna complètement le village. Il s’en alla certainement avec la clé de l’école que plus personne d’autre ne demanda après lui. Il s’en alla au détriment de tous ces hameaux dont les enfants auraient certainement pu y étudier et aider leurs parents à discerner les mythes des réalités.

L’intervention des Sakos

Ces pauvres gens ne pouvaient décidément pas faire venir en ce lieu reconnu pour sa disette l’important docteur de Kanakana.
Dans ces sociétés, la répartition des tâches est chose toute faite. Les Sakos, réputés pour leur grande maîtrise des maladies des yeux furent consultés. Il fut convenu de faire venir, au prix de quelques têtes de caprins et d’ovins, ce grand maître dans l’art d’ouvrir les yeux. Cela ne nécessita aucun protocole.
Sans trop faire attendre la population, Kogbè, l’homme providentiel, arriva, accompagné de quelques uns de ses adeptes. Il s’adressa à tous ceux-là qui l’attendaient. Il vanta les mérites de ses médicaments et évoqua les succès enregistrés partout où il fut sollicité. Il parla en long et en large de cette science qui n’appartient qu’à sa seule famille. De leur côté, ses adeptes ne tarirent point d’éloges et mijotèrent à la face de cette population déjà si meurtrie que leur maître est la seule personne à posséder les médicaments contre tous les maux qui assaillent le genre humain.
Kogbè fut frappé par l’aspect squelettique de cette population. Il remarqua que toutes les personnes regroupées devant sa demeure avaient les yeux grandement ouverts, les yeux qui semblaient chercher il ne sait quoi au loin. Il conclut son travail facile.
Pour la circonstance il prépara des infusions pour tous, des décoctions destinées à être instillées dans les yeux et, pour certains malades, une opération dont il serait le seul à détenir le secret.
Bien que Fakadissa ait initié le recours au système du traitement il ne fut point enthousiasmé par le choix porté sur les Sakos. Fakadissa a souvenance que les enfants du village avaient expulsé des paquets de vers quand on leur avait fait absorber les infusions et les poudres que, naguère, pour conquérir l’estime du village, les migrants leur avaient offertes.
En ce qui concerne les maladies des yeux, il clama de toutes ses forces son penchant pour le docteur de la ville. On s’évertua encore à le traiter de fou.
Après bien des jours de traitement il ne fut constaté aucune amélioration chez l’ensemble des malades. Pire, tous ceux qui avaient été soumis à l’opération se mirent à larmoyer, à se plaindre de douleurs qu’ils n’avaient auparavant jamais senties.
Indisposé par les incessantes plaintes de cette population pour laquelle sa science se révéla sans aucun effet bénéfique, incommodé aussi par les piqûres intempestives de ces bestioles qu’il n’avait auparavant rencontrées nulle part ailleurs, sans crier garde, Kogbè quitta nuitamment Tyérè.
Ils s’en allèrent, ses adeptes et lui avec les poulets et les chèvres dont les piaulements et bêlements donnèrent, dans cette nuit profonde, l’impression de la visite d’une hyène. Sa disparition aurait été encore plus supportable s’il n’était pas parti avec ce butin. Il fut maudit à jamais par cette population que les suites de sa pratique, au fil du temps, transforma en des marginaux sociaux. Le désespoir fut si grand que, dans les villages satellites, l’abandon de Tyérè, le déguerpissement de la cité fut fortement conseillé.
Pas un seul Tyérèka n’adhéra à cette alternative, même pas Fakadissa. Ils estimèrent que, de mémoire d’homme, ce serait témoigner la pire ingratitude que de tourner le dos à cette terre naguère si généreuse, cette terre qui leur avait tout donné, cette terre dont les entrailles recèlent des cordons ombilicaux de toutes les générations des Tyerekas et où, depuis la nuit des temps, reposent leurs aïeux.

Alors, au fond de lui-même Moya Karamo, leur vénéré et respectable Soti, celui-là qui les a toujours guidés avec sagesse et maturité, prit à témoin le Seigneur et la postérité en clamant, mieux en faisant sienne cette assertion d’un héros de Racine « Puisque après tant d’effort ma résistance est vaine, je me livre en aveugle au destin qui m’entraîne ». A la différence de ce héros de Racine, Moya Karamo et les siens étaient déjà aveugles. Ils crurent en cette fatalité, ployèrent définitivement leurs échines et se laissèrent vivre, au gré de la providence. Oui ils s’en remirent, bon gré mal gré, à la volonté divine.

La mission

Mais un jour, du coté du Dion, de ce même Dion où depuis belle lurette il n’y avait plus âme qui vive, ils entendirent un bruit très inhabituel. Sans même savoir de quoi il s’agissait, ils étaient persuadés que ce bruit avait un rapport avec leur vie intime car ils n’avaient jamais douté de la ferveur des prières de toutes les générations qui se sont succédées à Tyérè. Ils n’avaient jamais douté du choix judicieux du Dion pour l’implantation de leur village. Ils avaient la ferme conviction que ce fleuve leur avait été révélé.
En dehors du braiement de maître Aliboron, aucun bruit si perçant, si expansif, n’avait encore autant frappé les oreilles des Tyérèkas.
Les tout petits se terrèrent au fond des cases. La frange de la population qui pouvait encore distinguer le jour de la nuit n’attendit point que l’évènement leur soit conté. Ils trouvèrent au bord du fleuve une pirogue d’un tout genre, une pirogue qui n’avait besoin ni de perche ni de pagaie. C’était le crépuscule. Les cérémonies d’usage furent courtes. L’équipage s’informa sur le nom du village. La nuit suffît pour expliquer à la population les raisons de cette visite inopinée. Elle suffit aussi et surtout à la convaincre d’accepter les exigences de cette mission qui a essentiellement trait à la recherche des causes de la décrépitude de ce village qui recèlait un grand nombre d’aveugles.
Au lever du jour, pour la circonstance, toute la population se retrouva sous le tamarinier. Les missionnaires constituèrent deux groupes dont l’un resta au village et l’autre se rendit au bord du Dion. Au village, personne ne se plaignit des contraintes liées à cette mission. Les femmes, même les plus vieilles, acceptèrent volontiers de se laisser examiner par ces hommes.
Le second groupe des étrangers pataugea dans le Dion, précisément là où étaient installés Kéoulen et sa horde. Par moments, ils donnèrent l’impression de vouloir prendre à pleine main des poissons tant il s’attardaient à prélever des brindilles et à soulever des cailloux au niveau des précipices, œuvre de Kéoulen et de son groupe. Puis ils se livrèrent à la capture des bestioles. Les Tyèrékas furent déconcertés par le fait que ce groupe n’ait pas pu capturer toutes ces bestioles qui ne cessent de les importuner. Au fil de la journée, ces étrangers se déployèrent à faire comprendre à la population les raisons profondes du mal qui sévit dans leur cité.
La damnation du village par des esprits maléfiques, tout ce à quoi s’agrippaient ces populations pour expliquer ce redoutable mal furent, de la manière la plus simple, élucidés.
Leur joie fut sans bornes quand ils furent rendus responsables de leurs traitements qui ne leur coûtaient maintenant ni ovins, ni caprins, ni bovins.
Le village aurait excellé sur cette voie, réussissant ainsi à mettre les futures générations à l’abri de ce fléau. On dit que les bruits de tam-tam, les éclats de rire, les coups de pilon, les chants des écoliers et les bruits de moteur sont vite rentrés dans le quotidien de cette population.



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